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ATS : Beaucoup de bruit pour rien ?

Par Benjamin Van Hyfte • Le 25.02.2016 • Catégorie : Actualité RH

Les ATS sont-ils vraiment la solution miracle pour le recruteur ?

Commençons par une évidence : ATS ou pas, le recrutement, ce n’est pas une sinécure ! Et l’avènement du Web n’a pas arrangé les choses. Bien sûr, les réseaux professionnels ont rendu l’information beaucoup plus transparente. Le profil de candidats potentiels est accessible en quelques clics sur LinkedIn ou Viadeo. Le revers de la médaille, c’est qu’il faut composer avec les nombreux canaux de sourcing, et trouver, dans la multitude d’informations, le ou les profils pertinents. A ce jeu-là, le recruteur se retrouve rapidement la tête sous l’eau, notamment lorsque le poste nécessite un candidat spécialisé.

 

Qu’est-ce qu’un ATS ?

Pour résoudre le problème, beaucoup d’entreprises se tournent vers un ATS (Applicant Tracking System) en espérant gagner du temps (et de l’argent). En 2014, 77 % des recruteurs déclaraient avoir besoin d’un ATS ou d’un CRM pour leur travail au quotidien, selon le rapport North American Staffing and Recruiting Trends de BullHorn1.

Un ATS, qu’est-ce que c’est ? En quelques mots, l’ATS est une application ou une solution web qui assiste les RH dans les étapes du recrutement : recherche de profils, suivi des candidatures… Au sens large, les ATS peuvent assister toutes les fonctions RH : gestion des formations et bilan de compétences, par exemple. Autrement dit, les ATS font un peu tout… et c’est d’ailleurs leur limite !

 

Des résultats incertains

Les recruteurs le disent : les ATS représentent un investissement conséquent au ROI souvent hasardeux. Selon Nicolas Galita, créateur du blog LesSourceurs, difficile de trouver une bonne solution sur le marché. Les plus chères se révèlent être de grosses usines à gaz, nécessitant une longue formation, et très en retard sur le plan de l’expérience utilisateur. Quant aux moins chères, elles n’apportent pas suffisamment d’options pour assister correctement le recruteur2.

Le défi, pour une entreprise – notamment une petite structure – est de trouver un système permettant un vrai bénéfice dans la gestion du recrutement, sans s’encombrer d’un outil trop vaste et pénible à s’approprier. Des solutions émergent dans ce domaine. Le logiciel Workable, par exemple, propose un abonnement adapté aux besoins de recrutement. Les start-ups optent pour une solution plus légère… Et évitent ainsi d’avoir 36 fonctions pour n’en utiliser finalement que deux. Quelques ATS innovantes, comme Justclip.it, ont quant à elles une interface très intuitive. Justclip.it permet notamment d’extraire les informations essentielles d’un candidat, à partir de nombreux réseaux professionnels, et ainsi de créer un vivier de candidats facile à explorer.

 

Alors, verdict ?

Si le recrutement, dans une grosse organisation, peut être optimisé avec un ATS classique, les petites structures ont intérêt à opter pour des solutions plus souples et innovantes. Le risque, en optant pour une usine à gaz, étant de perdre du temps et de l’argent à gérer l’outil, au lieu d’en gagner en simplifiant les procédures. La laisse ne doit pas coûter plus cher que le chien !

 

1: Bullhorn (2015), North American Staffing and Recruiting Trends Report.

2: Comment gérer sa liste de candidats sources (2014), lessourceurs.com.

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Les commentaires

MR   2 janvier 2017

"La laisse ne doit pas coûter plus cher que le chien !" Conclusion au mieux très maladroite, au pire révélatrice de la conception qu'un recruteur peut a d'un-e futur-e salarié-e!