Quels sont les avantages et inconvénients de la cooptation ?

La cooptation : un système parfois contesté...

1/ La cooptation du point de vue du recruteur

 

Un résultat non garanti

Le recrutement par cooptation est un système de plus en plus plébiscité des recruteurs pour obtenir des profils qualifiés. Toutefois, ce système n’est pas une science exacte et « ne marche pas à tous les coups » !

La cooptation dépend notamment de la « taille » du réseau sollicité : plus il est important, avec des profils diversifiés, plus les chances de trouver le bon candidat augmentent.

De plus, selon le type de poste recherché ou encore le secteur d’activité visé, les candidats se révèlent parfois rares et difficiles à identifier. Actuellement, on constate par exemple une pénurie de développeurs IT. Même par le biais de la cooptation, ces profils demeurent pénuriques.

A ce sujet, l’équipe de Keycoopt Talent est transparente vis-à-vis des recruteurs. Ainsi, lors d’une collaboration, si elle estime que les profils recherchés sont trop difficiles à trouver, qu’elle ne dispose pas des réseaux suffisants pour présenter des profils intéressants, ou encore qu’une offre d’emploi diffusée auprès de son réseau de plus de 40 000 coopteurs ne suscite pas l’intérêt escompté, elle en informe systématiquement ses clients.

 

Un risque de « copinage »

La cooptation permet de recommander une personne de son réseau pour ses compétences, mais aussi ses savoir-être. La personnalité du candidat est aussi prise en compte. Cela permet de s’assurer que le profil recommandé soit en accord avec les valeurs et l’image de l’entreprise.

Parfois, cette pratique peut, à tort, être apparentée à du « pistonnage ». Elle ne constitue pourtant qu’une étape et ne remplace en aucun cas le rôle du recruteur qui rencontrera les candidats identifiés grâce à la cooptation.

 

Le danger d’un appât du gain facteur de conflits

Si elle fructueuse, la cooptation peut permettre à l’auteur de la recommandation de bénéficier d’une prime. Toutefois, si seul l’appât du gain motive la recommandation, cette pratique perd tout son sens (recommander des personnes qualifiées pour leurs compétences) et peut être critiquée.

On peut alors pointer du doigt le risque d’une potentielle compétition entre les salariés, transformés en « chasseurs de têtes ». On assisterait à une « course aux gains », qui entraînerait des conflits internes.

Cette critique est néanmoins excessive, d’autant plus si le programme de cooptation mis en place est encadré, formalisé et bien communiqué auprès des salariés.

 

Un frein à la diversité

Parfois, la cooptation peut être décriée parce qu’elle encouragerait les entreprises à se replier sur un petit cercle de connaissances communes. En d’autres termes, à procéder à un « clonage des candidats ».

Si elle n’est pas encadrée, la cooptation risque en effet de favoriser « l’entre soi », avec le recrutement de candidats issus des mêmes écoles et milieux sociaux, aux compétences analogues, et donc avec des CV, similaires ou approchants. Cela peut être dangereux pour l’entreprise, notamment du point de vue de sa créativité ou de sa vitalité.

Néanmoins, aujourd’hui des outils de cooptation digitaux, mis en place au sein des entreprises, permettent de structurer la cooptation et d’entrer rapidement en contact avec plusieurs centaines ou milliers de candidats coopteurs /collaborateurs. En effet, pour favoriser la diversité des profils, il vaut mieux solliciter 1000 collaborateurs qu’une équipe RH restreinte… A la clé, la recommandation de candidats potentiels, issus de secteurs et de milieux variés.

La cooptation est un moyen de sourcing efficient qui s’est réellement développé au début des années 2000, notamment avec l’émergence d’internet. Cet outil séduit et se démocratise : selon l’étude « Sourcing cadres », menée par l’Apec en 2017, 40 % des recruteurs y auraient eu recours en 2016, dans le cadre de leur dernier recrutement. Voyons de suite pourquoi.

2/… Mais un système qui présente de réels avantages !

 

Un moyen de sourcing complémentaire

La cooptation est un moyen de sourcing réellement avantageux pour les entreprises puisqu’il peut s’ajouter aux outils de recrutement déjà mis en place en interne. Il permet ainsi aux entreprises de mettre toutes les chances de leur côté pour embaucher LA bonne personne. Elles font appel, par ce biais, à des réseaux, internes et/ou externes, pour être mises en relation avec des profils de qualité.

 

Des candidats de qualité

Par la cooptation, les entreprises placent la confiance au cœur de leurs processus de recrutement.

« La recommandation est en effet engageante pour celui qui la fait et pour celui qui la reçoit » !

Keycoopt Talent sollicite sa communauté de coopteurs de manière digitale. Une fois les recommandations reçues, les équipes de consultants procèdent à une première étude et qualification des profils par le biais d’entretiens téléphoniques. Pour vérifier leur adéquation avec l’entreprise et ses valeurs, ils leur feront également passer un test de personnalité (test AssessFirst).

Au sein des entreprises, ces sont les collaborateurs qui ont un rôle clé à jouer. Lorsque l’un d’entre eux recommande l’un de ses contacts pour un job, sur la base de ses compétences et savoir-être, il s’engage vis-à-vis de son entreprise. Et met en jeu sa crédibilité.

De son côté, la personne cooptée par un collaborateur, qui connaît bien l’entreprise, est plus susceptible de partager ses valeurs et de correspondre aux exigences du poste.

Le spécialiste du recrutement, Bill Boorman révèle, dans son livre blanc « The social referral » que 64 % des recruteurs estiment que les meilleurs candidats sont ceux issus de la recommandation.

 

Un recrutement plus rapide

D’une manière générale, la cooptation est un processus rapide, qui fait gagner du temps aux recruteurs. En premier lieu, dans la plupart des cas, lorsqu’un coopteur ou un collaborateur est sollicité, il a en tête un profil dans les 48 à 72 heures qui suivent.

En second lieu, plutôt que de recevoir des dizaines, voire des centaines de candidatures via des jobboards (avec parfois des CV qui ne correspondent pas au poste), les entreprises sont mises en relation avec moins de profils mais davantage qualifiés. Ce qui diminue le temps de traitement des candidatures.

Dans son livre blanc « The social referral », Bill Boorman, précédemment cité, évalue qu’en moyenne :

- 10,4 recommandations suffisent pour recruter 1 candidat ;

- Les entreprises économisent 80% de leur temps, rien que pour l’étape de pré-sélection des candidats.

Chez Keycoopt Talent, les équipes de consultants et de chargés de recrutement présentent une shortlist de candidats dans un délai de 2 à 3 semaines, entretiens inclus.

 

Une pratique moins onéreuse

La cooptation permet également aux entreprises d’effectuer des recrutements plus économiques car c’est une solution plus rapide, et donc moins chronophage en termes de traitement des candidatures.

Elle est également moins chère qu’un cabinet de recrutement. Selon Jobtruster, marketplace du recrutement en ligne, 6 entreprises sur 10 ne font pas appel à un cabinet de recrutement en raison de leur mode de rémunération. En moyenne, le recrutement d’un cadre par ce biais équivaut à environ 20% de la rémunération brute annuelle globale prévue pour le poste à pourvoir.

Dans le cas de la cooptation en interne, ces gains sont d’autant plus visibles.

Exemple avec Keycoopt System : ce logiciel qui permet de solliciter ses collaborateurs pour obtenir des recommandations, et de trouver des talents, est vecteur d’économies significatives (avec une réduction par 2, voire par 3 des coûts de recrutement !). En effet, les entreprises peuvent poster toutes les annonces de leur choix, ce qui donne lieu à des coûts de recrutement dégressifs.

 

Moins de turnovers

Selon une étude menée par Hay Group (en partenariat avec le Centre for Economics and Business Research (CEBR)), le taux de turnovers pourrait augmenter et atteindre en 2018 15,1%, contre 13,7% en 2013.

Cette idée est partagée par Bill Boorman qui affirme, dans son livre blanc « The social referral » que 43% des candidats recrutés par le biais de la cooptation restent 3 ans en entreprise, contre 14% des candidats issus de jobboards.

La cooptation est alors bénéfique puisqu’elle contribue à des recrutements plus pérennes et restreint les turnovers.

 

Un moyen de recrutement innovant

Recourir à la recommandation permet, que ce soit pour les recruteurs ou les candidats, d’accéder au « marché gris », c’est-à-dire à un marché caché :

- Pour le recruteur, cela permet de toucher un vivier de candidats potentiels, plus difficiles à atteindre, avec de réelles compétences. Concrètement, cela leur offre l’opportunité, par exemple, d’entrer en relation avec des personnes toujours en poste, qui ne répondent pas aux offres d’emploi, mais potentiellement ouvertes à de nouvelles opportunités professionnelles.

La recommandation peut plus facilement susciter son intérêt, comparé par exemple à une approche par un chasseur de tête.

- Pour le candidat, cette pratique lui permet d’être mis directement en relation avec des chefs d’entreprise ou d’être averti d’offres d’emploi dont il n’aurait pas nécessairement connaissance dans d’autres circonstances. Ce qui optimise ses chances de trouver un emploi.

La cooptation est une pratique qui s’inscrit dans l’ère du temps, en lien avec les pratiques de recrutement actuelles. Les entreprises le désirant peuvent ainsi atteindre des profils issus de la jeune génération (génération Z), pour qui faire appel à son réseau est devenu un réflexe. A termes, cette pratique collaborative permet de créer une véritable communauté digitale, partageant les mêmes valeurs.

 

S’ouvrir à de nouveaux profils 

La cooptation est aussi un facteur de diversité. Elle permet à une entreprise de découvrir des profils avec des parcours « atypiques » ou même denvisager d’autres candidats. Ces personnes n’ont peut-être pas toutes les compétences requises pour le poste mais peuvent disposer de compétences « transférables » ou « adaptables », et donc d’un fort potentiel.

En prenant en compte ses compétences, mais aussi ses savoir-être et sa personnalité, le candidat peut tirer son épingle du jeu et attirer l’attention d’un recruteur qui ne se serait peut-être pas nécessairement arrêté sur son profil sans une recommandation d’un tiers. Il a donc moins de risques de voir son CV « englouti » sous une pile de candidatures.

 

Un développement de la marque employeur

Les recruteurs n’y pensent pas au premier abord, mais la cooptation est un levier fort pour le développement de la marque employeur au sein des entreprises. En sollicitant, et en rendant leurs collaborateurs acteurs de leurs process de recrutement, ils deviennent de véritables ambassadeurs de leur entreprise. Cela décuple leur sentiment d’appartenance.

Quand un collaborateur recommande une de ses connaissances à sa propre entreprise c’est qu’il apprécie son cadre de travail et qu’il espère que cette personne l’y rejoindra.

De la même manière, la cooptation bénéficie donc à l’image de l’entreprise. Elle devient donc, à termes, plus attractive aux yeux des nouveaux talents.

En conclusion, il y a beaucoup moins d’inconvénients que d’avantages, vous l’aurez compris ! Encore plus lorsque la cooptation est encadrée et organisée.

 

En bref – les avantages de la cooptation

1/ Un moyen de sourcing complémentaire

2/ Des candidats de qualité

3/ Un recrutement plus rapide et moins cher

4/ Une baisse de turnovers

5/ Un recrutement innovant 

6/ Un facteur de diversité

7/ Un développement de la marque employeur

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