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La bienveillance en entreprise exclue-t-elle l’exigence ?

Par Julie Samper • Le 06.06.2018 • Catégorie : Actualité RH

La bienveillance en entreprise exclue-t-elle l'exigence ?La bienveillance en entreprise est un concept dont nous entendons de plus en plus parler, parfois à tort et à travers. Qu’entend-on par-là exactement ?

La bienveillance est définie comme une capacité à se montrer indulgent, gentil et attentionné envers autrui d’une manière désintéressée et compréhensive.  Aider une personne âgée à traverser la rue, sourire à son voisin dans le métro, ou encore recommander un membre de son réseau pour une offre d’emploi sur Keycoopt (eh oui 😉 !), sont autant d’actes bienveillants que nous pouvons effectuer au quotidien.

Si une grande majorité s’accorde à dire que la bienveillance dans la vie de tous les jours est un élément essentiel pour bien vivre, certaines personnes contestent encore sa place en entreprise… Leur point de vue : un manager bienveillant aurait forcément un niveau d’exigence moindre, ce qui porterait préjudice aux performances de l’entreprise.

Ces arguments sont-ils fondés ? Le management bienveillant est-il un piège, ou est-ce au contraire le type de management à adopter pour attirer et retenir les meilleurs talents ?

 

Un management bienveillant, qu’est-ce que c’est ?

Exercer un management bienveillant en entreprise, ce n’est pas uniquement être poli et aimable avec ses collaborateurs. Il s’agit de mettre en place des actions concrètes permettant à chacun de s’épanouir et de se développer dans son travail. Quelques exemples de mise en pratique du management bienveillant en entreprise :

1/ Donner du feedback constructif.
Le manager témoigne ainsi de sa volonté de voir son collaborateur développer ses compétences, aidant ainsi au développement de son employabilité.

2/ Rechercher ce qui fait la valeur de la personne plutôt que commencer par pointer ses insuffisances. Le management par la bienveillance part du principe que les personnes agissent très largement en fonction du regard que l’on porte sur elles. En insistant sur les qualités du collaborateur, celui-ci aura tendance à être encore plus performant et engagé.

3/ Porter un regard indulgent sur soi et ses collaborateurs.
Personne n’est parfait ! Un manager bienveillant doit accepter les limites et les vulnérabilités de chacun afin de favoriser l’épanouissement de tous les membres de l’équipe. De plus, donner le droit à l’erreur revient à encourager la prise de risque, et donc l’innovation.

4/ Donner à chacun un accès à la vision globale de l’entreprise.
Cela permet de donner plus de sens au travail des collaborateurs et de développer leur engagement.

5/ Prendre des dispositions concrètes pour le bien-être des collaborateurs.
L’organisation d’activités sportives pour les collaborateurs, l’aménagement de l’environnement de travail, ou encore l’embauche d’un Chief Happiness Officer sont autant de manifestations concrètes de la bienveillance de l’entreprise envers ses collaborateurs. Chez Keycoopt, la semaine O2 en est un bon exemple. Attention cependant : le management bienveillant ne doit pas reposer uniquement sur un beau bureau et une séance de sport par semaine. Il doit avant tout se baser sur l’écoute, la valorisation, et la volonté de faire grandir le collaborateur.

 

La bienveillance et l’exigence en entreprise : comme chien et chat ?

Le résultat reste important en entreprise.Être bienveillant, c’est bien, mais en entreprise ce qu’on veut c’est quand même un travail de qualité, et de l’efficacité… c’est pourquoi certains diront que la bienveillance n’a pas sa place dans le management d’une entreprise qui se veut performante. Certains y voient même une sorte de laxisme par excès de conciliation. Au contraire ! La bienveillance passe par une valorisation du collaborateur souvent liée à un haut niveau d’exigence à son égard. Des objectifs ambitieux (tout en restant atteignables) permettent au collaborateur d’avoir une image positive de lui-même, de sa valeur, et booste sa productivité ! Le manager doit montrer qu’il s’intéresse aux résultats de son collaborateur et qu’il est là pour l’aider à atteindre ses objectifs.

Et les résultats alors ? Une étude de l’université anglaise de Warwick révèle que la productivité d’une équipe heureuse augmente de 12 % : « L’observation d’équipes restreintes montre que le sentiment de sécurité, de lien social et de protection réciproque amène les équipes à développer un engagement fort dans le travail. Or, l’engagement des collaborateurs est l’une des meilleures clés de la performance ». Le lien entre bienveillance et performance est donc avéré.

Et lorsqu’une erreur est commise ? On peut se demander si le management bienveillant permet de sanctionner un collaborateur en faute. La réponse : bien-sûr ! Bienveillant ne veut pas dire faible. Un bon manager bienveillant sait donner envie à ses collaborateurs de lui fournir un travail appliqué, ce qui conduit à moins de laisser-aller car plus d’engagement. Si toutefois une erreur est commise, le manager interviendra tout en restant juste et, si possible, constructif.

 

En conclusion : Bienveillance + Exigence =

Tout est dans l’équilibre et le bon sens. Certains managers naturellement exigeants devront travailler leur côté bienveillant, et inversement. Bien dosées, la bienveillance et l’exigence constituent la meilleure combinaison pour une entreprise performante et capable d’attirer et de retenir les meilleurs collaborateurs.

Cependant, si on entreprend une démarche de bienveillance, il faut que ce principe soit réellement appliqué et ressenti au sein de la structure. Certaines entreprises, désireuses de suivre l’ « effet de mode » et de booster leur marque employeur, oublient que la vraie finalité de cette démarche est le bien-être des collaborateurs et leur épanouissement. Ce genre de situation peut vite être à double tranchant pour l’entreprise et sa réputation…

 

 

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