Recherche sur le blog:
Generic selectors
Exact matches only
Search in title
Search in content
Search in posts
Search in pages
Filter by Categories
Actualité RH
Ça nous a plu
Cooptation
En avant
Les offres de la semaine
Non classé
Notre actualité
Parcours de Coopteurs
Parole de coopteurs
Parole de recruteur
Parole de RH
Presse

Le blog Keycoopt

Besoin d’infos sur le recrutement par la cooptation et les ressources humaines ?

L’échec : premier pas vers la réussite !

Par Benjamin Van Hyfte • Le 20.07.2017 • Catégorie : Actualité RH

échec « Le succès, c’est d’aller d’échec en échec sans perdre son enthousiasme ». Avec cette étonnante définition, Winston Churchill s’éloigne de la connotation négative, voire honteuse, que l’on donne généralement à l’échec. Mieux encore : il fait de l’échec un des ingrédients nécessaires à la réussite !

Une philosophie partagée, aujourd’hui, par les entrepreneurs américains : aux Etats-Unis, la culture de l’échec diffère grandement de celle des français. Un trou dans le C.V., un dépôt de bilan : les erreurs dans une carrière ne sont pas rédhibitoires. Au contraire, elles témoignent d’une certaine audace, d’un goût pour le risque, et surtout d’une expérience qui permettra à l’intéressé de ne plus reproduire les mêmes erreurs. Dans ces conditions, un C.V. impeccable, trop propre, risque d’être accueilli avec méfiance : il signifie que la personne n’a pas encore « échoué » !

 

Quelques destins hors du commun !

L’échec est donc perçu comme une première étape, déplaisante, mais qui prépare le terrain de succès futurs. Une étape qui invite à la remise en question, et génère une motivation nouvelle : « la prochaine fois, je ferai différemment ! ». L’histoire récente nous montre, à travers des destins hors du communs, que les déconvenues, les moments difficiles, peuvent se transformer en forces et devenir des moteurs.

Ces grands succès, précédés par de grands échecs, ont lieu dans tous les domaines. On pense à Steve Jobs, écarté d’Apple dans les années 1990 avant son retour triomphal, intimant aux jeunes diplômés de Stanford : « soyez insatiables, soyez fous ». Dans le domaine politique, citons Charles De Gaulle, qui avant d’être reconnu comme leader de la France Libre, subira plusieurs déconvenues. Le même De Gaulle qui, de 1946 à 1958, connaîtra sa fameuse traversée du désert avant son retour au pouvoir en pleine crise algérienne.

Enfin, de nombreux sportifs sont revenus au premier plan après des accidents qui auraient pu mettre fin à leur carrière. Le parcours d’Adrien Duvillard, ancien champion du monde de saut à ski, est éloquent. Plongé quelques jours dans le coma en Janvier 1997, après un grave accident, il se donne l’objectif de participer aux jeux olympiques d’hiver de 1998, à Nagano. Il y est parvenu.

 

Changer notre regard sur l’échec

En France, si les mentalités évoluent, l’échec est trop souvent perçu comme une tare. Le système scolaire n’encourage pas les erreurs, et demande au contraire des réussites immédiates. Par ailleurs, la nécessité de trouver la bonne filière, du premier coup, à la sortie du lycée, ainsi que le règne des diplômes, ne favorise pas l’audace et le développement des talents. Charles Pépin décrit les limites du modèle français dans son livre : « Les Vertus de l’Echec ».

Dans le monde de l’entreprise, des changements s’opèrent peu à peu. Ainsi, les FailCon, événements où les conférenciers partagent leurs pires échecs, se démocratisent. Mais, dans la plupart des cas, les entreprises favorisent encore des C.V. irréprochables, sans faute de parcours.

Les profils aventuriers, et adaptables, sont pourtant nécessaires aux entreprises, à l’heure où il est bien difficile de prédire à quoi ressemblera un secteur d’activité d’ici cinq ans. Il est donc temps de voir l’échec, non pas comme un handicap, mais comme une expérience valorisante. Un enseignement qui semble plaire à nos amis scandinaves. Ainsi, un Musée de l’Echec a ouvert ses portes en Suède, et met en lumière des flops notoires de l’industrie. Une journée de l’échec a même été lancée en 2009, en Finlande, et depuis a conquis le reste du monde. L’édition 2017 de cette initiative ayant pour but de dédramatiser l’échec aura lieu, en Octobre. Et comme par hasard, le vendredi 13 !

Regards sur l’échec

 

Pascaline DE RUYVER, Directrice Associée quintesens

« Selon moi, les candidats qui présentent un parcours sans faille, sans faute, sans erreur… manquent d’aspérité, de relief, voire d’intérêt.
Attention ! Je ne veux pas dire qu’il faut absolument se tromper pour avoir de la valeur. Mais n’exprimer aucune difficulté ou expérience d’échec peut être perçu comme un manque de remise en cause.
L’intérêt pour un recruteur, lorsque le candidat évoque une erreur est ce qu’il en a tiré pour mieux rebondir ensuite… Ne dit-on pas que l’on apprend de ses échecs ? Combien de fois l’enfant tombe-t’il avant de savoir marcher ? Combien de tirs au panier de basket ratés avant de les réussir en finale ? »

 

Louise CHADENAT, Consultante 

« Je vois de nombreuses vertus à l’échec, à condition d’en tirer les bons enseignements :

  • Capacité à vite rebondir après une déception
  • Savoir analyser l’échec, pourquoi cet échec a eu lieu, comment j’aurais pu l’éviter, ou mieux l’anticiper
  • Apprentissage, ne pas reproduire les mêmes erreurs

Enfin, je dirais que la gloire de l’échec est de continuer à oser malgré des échecs successifs ! »

Partagez cet article

Déposez un commentaire

Ce site utilise Akismet pour réduire les indésirables. En savoir plus sur comment les données de vos commentaires sont utilisées.