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Sachez licencier, sachez partir !

Par Keycoopt • Le 29.04.2016 • Catégorie : Actualité RH

licenciement

Il est un peu grippé, le contrat de travail…

Qui n’a jamais entendu un de ses proches s’indigner que plus personne ne reconnaisse son travail et sa valeur… Se plaindre de son boss, Robert, un chef imbuvable et incapable d’animer ses équipes ?

Alors, à chaque fois, on se pose la même question en silence : si tu ne l’aimes plus, ta boîte, qu’est-ce que tu attends pour aller voir ailleurs ?

Et de l’autre côté, qui n’a jamais vu son supérieur, et ses collègues, pester contre un collaborateur qui ne performe pas ? Coincé dans un poste qui ne lui correspond plus ? Et votre employeur d’espérer en silence un départ volontaire du salarié en question…

Non, vous n’avez pas de cinquième roue du carrosse dans votre entreprise ? Alors, de deux choses l’une…

1 : C’est peut-être de vous qu’il s’agit. Et personne n’a osé vous le dire. Eh oui, c’est le principe du ragot : l’intéressé est toujours le dernier averti !

2 : Vos managers n’ont pas un rapport maladif au licenciement. Ils font donc en sorte d’avoir les bons collaborateurs au bon poste.

Il ne s’agit pas de dédramatiser le licenciement. Il y a quelques jours, on citait le cas d’une organisation ayant réussi à faire des coupes budgétaires et une réorganisation tout en menant une politique « zéro licenciement ». Mais, à l’inverse, lorsqu’un collaborateur n’est plus en adéquation avec le poste ou la politique de l’entreprise, éviter le licenciement à tout prix n’est pas la bonne décision.

Alors, que dirait-on, à cœur ouvert, à ces proches qui ne sont plus heureux dans leur poste, et à ces supérieurs qui traînent une cinquième roue du carrosse ad vitam aeternam ?

 

Chère cousine,

Toi qui est coincée dans la même routine depuis cinq ans, toi dont on ne reconnaît plus la valeur, qu’attends-tu pour quitter Robert ? (eh oui, le boss s’appelle Robert, prenez des notes s’il faut)… Je sais bien : le marché de l’emploi n’est pas au beau fixe, il y a les factures à payer et les prêts à rembourser.

Mais jusqu’où peut-on aller pour le confort ? Travailler à s’en rendre malade ? A partir de là, ça devient un cache-misère, le confort… Pas sûr que la sécurité soit une bonne stratégie quand elle mène à un burn-out.

Il y a plein de raisons de quitter ton entreprise : le poste t’a apporté une expérience nouvelle mais tu commences à tourner en rond. Il n’y a pas de possibilités d’évolution en interne. Et puis, ton profil intéresse de plus en plus les sourceurs… A partir de là, à quoi bon se fermer des portes ?

Alors, si tu te sens prête, vole vers d’autres horizons, et dis au revoir à Albert (gentiment, bien sûr…) ! Et n’écoute pas ceux qui te découragent. Car comme le disait Jacques Brel : « Quand quelqu’un bouge, les immobiles disent qu’il fuit ».

 

Cher manager,

Depuis quelques mois (quelques années déjà ?), tu pestes contre un salarié qui ne correspond plus au poste. Tu songes à le remercier. Mais à force de repousser l’échéance, de te dire : « ça va s’arranger », la rupture de son contrat est devenue une chimère.

N’oublie pas : dire « oui », c’est à la portée de tous. Tout le monde est capable d’annoncer une prime. En revanche, quand il faut mettre les pieds dans le plat, il n’y a plus grand-monde. Pourtant, c’est une mission que tu dois assumer en tant que manager.

Il s’agit de se poser la bonne question. Non pas : « est-ce que la personne est compétente ? ». Mais plutôt « est-ce qu’elle est compétente dans le cadre de ce poste ? ».

Il faut dire les choses, en parler avec le collaborateur, proposer des solutions. Et, s’il s’avère qu’il est inadapté au poste, ne rien faire est la pire des décisions. Alors, il faut expliquer précisément, par des faits, les raisons du licenciement.

Il faut aussi savoir écouter les critiques. Un licenciement, c’est aussi un échec de management. Tu n’as pas réussi à mener la personne vers les objectifs requis pour le poste. Savoir tirer les leçons d’un licenciement, voilà encore une mission qui te revient.  

Le licenciement n’est pas honteux, donc pas question de régler la chose sous le tapis. Encore une fois, la transparence dans la communication est nécessaire pour éviter les rumeurs et l’incompréhension.  

Bon courage !

 

Benjamin Van-Hyfte & Manuel Perruchot

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