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C’est mon métier – Linda Haddadi, Chief Happiness Officer chez Aventim

Par Charlotte Roussel • Le 18.06.2018 • Catégorie : Actualité RH

Chief_Happiness_Officer_Linda_Haddadi

Linda Haddadi est Chief Happiness Officer chez le promoteur immobilier et aménageur Aventim. Il développe des programmes mixtes, sur-mesure et innovants pour répondre aux exigences des collectivités et des utilisateurs. Nous l’avons rencontrée pour découvrir plus en détails ce métier encore méconnu de « Responsable du bonheur en entreprise ».

1. Bonjour Linda, le métier de « Chief Happiness Officer » (CHO) est assez récent en France, pouvez-vous me préciser tout d’abord en quoi consiste votre travail ?

C’est vrai que nous sommes encore peu nombreux. J’ai vérifié, et je crois que pour le moment seulement 150 personnes exercent ce métier en France !

Mon travail consiste à créer une synergie entre les collaborateurs et à les fédérer autour d’une culture commune. J’agis en faveur d’un bien-être durable pour créer une ambiance « comme à la maison », où les salariés se sentent bien et sont heureux de travailler. Tout en privilégiant un équilibre vie privée / vie personnelle.

2. Depuis combien de temps êtes-vous CHO chez Aventim ? Quel est votre quotidien ?

Je suis arrivée chez Aventim en novembre 2016, je fais partie des anciens maintenant [rires]. Au début, j’avais 3 casquettes : chargée de communication, assistante d’équipe et CHO. Mais je me suis vite rendue compte que ce n’était pas possible de tout faire.

Mes missions sont depuis organisées en 2 parties (complémentaires) : communication et CHO.

J’accompagne la responsable de communication sur les stratégies mises en place : identité visuelle, refonte du site internet, communication web, événementiel, satisfaction clients, etc. Pour la partie CHO, je gère l’animation des équipes au quotidien : teambuilding, événementiel interne, RH, etc.

Mon but est de créer la différence. Cela, dès les process de recrutement. Je suis ainsi notamment chargée de l’accueil de chaque nouveau collaborateur pour échanger avec lui, lui décrire le fonctionnement de l’entreprise, etc. Je souhaite d’ailleurs suivre une formation RH pour accroître mes connaissances dans ce secteur.

Au quotidien, je mets en place des actions pour contribuer à l’épanouissement des salariés. En ce moment, ils bénéficient par exemple d’initiations au massage. J’organise également tous les mois des « Happy time » : ces moments de partage en équipe sont essentiels et font maintenant partie intégrante de la culture d’entreprise. Ils sont l’occasion pour nos collaborateurs de se côtoyer dans un autre cadre, pour apprendre à se connaître.

Il peut s’agir d’une activité collective, ou encore d’un déjeuner organisé dans un lieu inconnu [j’adore les surprises]. Mon but est de créer l’étonnement, de faire découvrir des choses. Chacun est libre d’y venir, je ne veux pas que ce soit une contrainte. Nous avons par exemple visité la Villa Cavrois (j’essaie, dans la mesure du possible, d’organiser des activités en lien avec notre cœur de métier). Bientôt nous courons ensemble pour une association caritative.

3. Quels sont vos objectifs ?

Mon objectif principal pour 2018 était d’établir un budget et un plan d’actions CHO. Pour avoir une vision claire des actions qui peuvent contribuer, sur l’année, au bien-être des collaborateurs. J’ai pu définir des axes de travail, avec des process et des objectifs à atteindre.

Compte-tenu du gain de temps déjà généré, cela sera reproduit d’année en année. Le thème de 2018 était « donner du sens ». Nous choisissons actuellement celui de l’an prochain.

4. Qu’est-ce qui vous plaît dans ce poste ?

A la base je ne connaissais pas le milieu de l’immobilier, même si je le trouvais déjà intéressant. Idem pour mon métier. J’avais déjà une idée de ce qu’il représentait, sans connaître spécifiquement ses enjeux.

Aussi, lorsque j’ai postulé chez Aventim, j’ai été surprise d’être davantage attendue sur des savoir-être que sur des compétences [qui en plus me correspondaient !]. Aujourd’hui, je suis ravie d’exercer un emploi qui donne du sens au travail de mes collaborateurs et, qui plus est, correspond totalement à qui je suis !

Le relationnel et le contact humain sont essentiels pour moi. Entretenir des liens constants et apprendre à connaître réellement mes collaborateurs, et partenaires, est un réel atout. Et me rends plus efficace dans mon travail.

5. Quelles études avez-vous effectué et quel a été votre parcours personnel pour devenir CHO ? Quels postes occupiez-vous auparavant ?

A la base, je suis issue d’une formation en communication. Après un DUT Information / communication à l’Université de Lille 3, j’ai effectué une licence assistante de communication et un master manager communication à Isefac Lille, en alternance. J’étais, dans ce cadre, coordinatrice de communication chez Chronodrive.

J’ai poursuivi ma carrière en tant qu’assistante communication marketing dans le cabinet d’audit KPMG, puis de chargée de mission communication et développement commercial chez Hub’Art.

En vérité, je commençais à m’ennuyer. Il me manquait aussi un cadre de travail et une équipe agréable. Alors, lorsque l’opportunité s’est présentée chez Aventim, je n’ai pas hésité une seconde !

Ce qu’il faut savoir c’est qu’il n’existe pas encore de formations pour devenir CHO en France. Même si j’estime que pour exercer ce métier, il faut déjà avoir évolué dans les milieux RH ou communication et donc posséder des bases et des outils ! De ce fait, se rapprocher de personnes exerçant le même métier peut être une solution. Personnellement, je suis en contact avec le « Club CHO » de Paris qui organise des événements sur le bien-être, en partenariat avec des startups. Cela permet de partager ses expériences mais surtout de s’enrichir. Je ne suis pas infaillible, et quelque fois, il m’arrive de manquer d’idées !

6. Vous êtes décrite sur le site de votre entreprise comme étant « attentive », « créative » et « fédératrice » : quelles sont, selon vous, les qualités essentielles au métier de CHO ?

Pour moi, il est important d’être avant tout bienveillant. Cela est d’ailleurs applicable à chaque collaborateur, puisque le bien-être en entreprise se construit ensemble.

Je dirai aussi être chaleureux, créatif, fédérateur, souriant, positif, entraînant et avoir de l’humour [ça c’est peut-être ma touche personnelle]. Il faut savoir motiver ses collaborateurs naturellement, sans « imposer une bonne humeur ».

7. Votre poste est hybride, dans la mesure où il combine des fonctions de RH et de communication interne. Quelle est la plus-value du CHO dans ce contexte ?

Comme je le disais précédemment, le poste de CHO est un métier de communicant. Il est donc complémentaire des Ressources Humaines et de la communication. Selon moi, le titre de « Chief Happiness Officer » est essentiel pour appuyer et donner plus de crédit à la démarche de bien-être mise en place en entreprise. Et permettre aux entreprises d’être plus investies sur le long terme sur ce sujet. Pour ma part, je suis continuellement attentive au bien-être de mes collaborateurs. Je remarque donc si l’un d’eux est plus fatigué que d’habitude par exemple.

Bien entendu, cette démarche ne peut fonctionner que si elle est portée et suivie, à la fois par l’équipe et par la Direction. Ce n’est pas parce qu’on installe un baby-foot que l’ambiance va subitement devenir plus détendue.

8. Enfin, pour beaucoup votre poste n’est nécessaire qu’au sein de grandes entreprises. Comment expliquez-vous qu’une entreprise de 21 personnes telle qu’Aventim ait besoin d’un CHO ?

Chez Aventim, nous étions seulement 8 collaborateurs à mon arrivée. Nous sommes aujourd’hui 21. D’ici la fin d’année 2018, nous devrions passer le cap des 25 salariés. Nous envisageons également de nous implanter en région.

Plus qu’un enjeu, le bien-être en entreprise est devenu une priorité ! Pour s’assurer que tout nouveau collaborateur se sente bien intégré et s’épanouisse dans son travail. Dans ce contexte, je commence à m’interroger sur ce point : comment insuffler du bonheur au travail lorsqu’on est pas nécessairement sur place ?

Bien sûr, le contexte de travail diffère d’une entreprise à une autre, mais l’idée est de faire attention aux gens qui nous entourent. Les effets de ces actions sont, certes, moins quantifiables, comparés à d’autres. Mais les retours positifs de certains de mes collègues, dont quelques-uns arrivés récemment, me confirment dans la nécessité de cette démarche ! Par exemple : « J’ai vraiment été bien accueilli », « Je n’ai jamais vu ça dans une entreprise », « Mes collègues m’ont vraiment intégré ». Ça paraît tout bête, mais ça fait vraiment la différence. Nous avons déjà constaté moins d’absentéisme, plus d’efficacité et d’implication de la part des salariés.

 

La prochaine étape ? Nous déménageons fin octobre dans de nouveaux locaux, plus grands et encore mieux aménagés pour faciliter toujours plus le quotidien de nos collaborateurs. Promis, on vous fera visiter ! 😊

 

Chez Keycoopt, la qualité de vie au travail et le bien-être des collaborateurs c’est important ! Depuis juillet 2017, nous organisons dans l’année des semaines 02, où ils bénéficient d’horaires de travail allégés, pour gagner en zénitude et en détente, de moments de partage entre collègues …

 

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