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[Parcours de coopteur] Isabelle Majou – Le design, clé de l'innovation alimentaire

Par Keycoopt • Le 03.09.2014 • Catégorie : Parcours de Coopteurs

Pour ce Parcours de coopteur de rentrée, nous vous proposons de découvrir un métier atypique. Isabelle Majou est en effet designer alimentaire. Comment le design a-t-il atterri dans nos assiettes pour nous offrir de nouvelles expériences ? C’est ce que nous explique Isabelle !

Keycoopt : Bonjour Isabelle ! Je vous laisse vous présenter et nous parler de votre parcours ?

Isabelle Majou, designer alimentaire et cooptrice Keycoopt !

Isabelle Majou, designer alimentaire et cooptrice Keycoopt !

Isabelle : Bonjour ! Je suis née en 1987, en Vendée. En 2005, après un bac scientifique, je suis entrée à l’école de design Nantes Atlantique, où j’ai intégré la classe de design produit. En 2008, sous l’impulsion du directeur général, Christian Guellerin, l’école s’est ouverte à l’international, en Chine dans un premier temps, puis en Inde en 2010. J’ai donc saisi l’opportunité de poursuivre mes deux dernières années d’études en Chine, à l’université de Qingdao et en stage à Shanghai, chez DeDo Design (une agence de design italienne) puis chez David Laris Creates (un groupe international de restaurateurs entrepreneurs).

C’est là-bas que j’ai commencé à m’intéresser à la matière comestible dans ma démarche de designer. Après avoir découvert la notion de culture alimentaire, j’ai réalisé qu’il y avait là un fort potentiel innovant.

Durant ma dernière année en Chine, peu de temps avant d’être diplômée, un post-master s’est ouvert aux Beaux-Arts de Reims en design culinaire. Je suivais l’actualité de l’école car elle est la première à avoir mis un nom sur cette discipline avec Marc Brétillot. Ça tombait à pic. J’ai donc passé les concours puis j’ai intégré cette formation dès mon retour en 2010.

Après cela j’ai rencontré le directeur de l’activité Fleury Michon Traiteur, Gérard Chambet, convaincu de l’intérêt de ce nouveau métier. J’ai alors bénéficié d’une création de poste chez Fleury Michon Traiteur, en qualité de designer alimentaire.

K. : Pouvez-vous nous préciser en quoi cela consiste ? 

I. : Le concept existe depuis toujours mais on ne l’avait pas forcément nommé. L’appellation date de 1999. Le design alimentaire, c’est bien du design produit, sauf que le produit en question s’ingère. Le concept du sandwich par exemple, on peut dire que c’est du design culinaire.

Un designer travaille avec des professionnels de la matière. Pour concevoir une chaise, il peut collaborer avec un spécialiste du bois par exemple. En design alimentaire, les matériaux ce sont les ingrédients, et les spécialistes, les cuisiniers et ingénieurs agro.

Le but est d’apporter une nouvelle voie d’innovation. Le design est une autre manière, complémentaire à celle des chefs cuisiniers, de « créer l’aliment », ou plutôt l’expérience. Aujourd’hui on peut innover par la recette, par le goût, par la texture. C’est le travail des cuisiniers, des ingénieurs agro. Un designer apporte quant à lui la spécialité de l’usage. Ou, dit autrement, de quelle manière va-t-on manger l’aliment en question ? Quelle expérience allons-nous vivre ? Il s’agit de réfléchir à l’ergonomie, à la praticité, au sens de lecture, aux scénarios de consommation, mais aussi à la part émotionnelle, à l’histoire que l’on va raconter autour du produit.

K. : Pourquoi est-ce si délicat de travailler sur l’usage d’un aliment ?

I. : L’aliment est un produit qui s’ingère. « Nous sommes ce que nous mangeons ». Le sujet est donc sensible. Il s’agit de trouver la juste dose entre un peu de surprise et la rassurance du mangeur.

Il faut préciser tout de même qu’il y a une méprise  sur la notion de design. Le mot est facilement utilisé à toutes les « sauces », pour décrire quelque chose de « beau », de « contemporain », de « moderne ». Par cette communication, les gens voient le design comme un moyen de donner une nouvelle forme au produit. Mais le design, c’est avant tout donner du sens.

Il nous faut donc réexpliquer notre métier pour ensuite apporter une valeur ajoutée. L’industrie s’est emparée du sujet. Le domaine agro-alimentaire est en outre le dernier à être investi par le design. Trouver un designer en cuisine n’est pas encore habituel, tout reste à créer.

K. : Pourriez-vous nous donner des exemples d’application du design à un aliment ?

I. : Oui, bien sûr ! Fabien Rouillard, chef pâtissier chez Fauchon, a travaillé sur un biscuit, nappé de chocolat à l’intérieur. En plaçant ce biscuit sur une tasse de café, la chaleur de la boisson fait se décoller le chocolat de la paroi. C’est ce qu’on appelle l’expérience culinaire.

Il s’agit donc soit d’imaginer de nouvelles expériences, soit d’améliorer ou de faire évoluer les expériences existantes.

K. : Diriez-vous que le champ des possibles est large ?

I. : Le design peut paraître inapproprié dans le milieu agro-alimentaire, pourtant il permet de se pencher sur un champ large de problématiques. Toutes les failles que l’on peut trouver en industriel, il s’agit justement de s’en servir comme clés d’innovation. Aujourd’hui émergent toutes les problématiques d’éco-conception. On peut aussi lier l’aliment à un tas d’autres disciplines, en croisant cuisine et musique, par exemple. Le design est une démarche qui, comme le marketing et la R&D, a une manière propre d’aborder les sujets, assez coopérative. On y parle d’utilisateur plus que de consommateur. A l’intérieur de cette démarche, et pour peu qu’elle soit complémentaire aux autres, le champ des possibles est infini.

K. : Un dernier mot sur Keycoopt. Comment avez-vous connu notre projet ?

I. : Suite à une communication de l’école, j’ai suivi les résultats de la Startup Academy. Keycoopt a remporté à cette occasion le prix du public. Je suis donc allée voir le site par curiosité. Le concept m’a plu. J’ai trouvé le site simple, accessible et efficace. J’ai donc fait une demande via le site pour devenir cooptrice, en expliquant mes motivations. Ma demande a été acceptée et on m’a proposé d’intégrer la communauté des coopteurs ! Ce qui me permet d’apporter ma recommandation dès qu’une offre en relation avec mon domaine se présente.

K. : Merci Isabelle pour cet échange !

Vous êtes coopteur et souhaitez parler de votre projet à la communauté Keycoopt ? Contactez-nous par mail (simon@keycoopt.com) ou par téléphone (appel gratuit au 0805 69 69 92).

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