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Questions « déplacées » en entretien de recrutement … Comment réagir ?

Par Charlotte Roussel • Le 29.11.2018 • Catégorie : Actualité RH

 

Questions-déplacées-en-entretien-de-recrutement-comment-réagir« Prévoyez-vous d’avoir des enfants bientôt ? », « Que pensez-vous de la drague au bureau ? », « Seriez-vous prêt à travailler gratuitement ? » … Nombreux sont les candidats à avoir été confrontés à ce type de question lors d’un entretien de recrutement. Vous savez, ces questions, parfois farfelues, qui sortent, ni vu ni connu, du cadre professionnel pour toucher à votre vie privée. Ces questions sont, en général, posées par un recruteur qui souhaite en apprendre davantage sur vous, vos aptitudes, mais aussi votre personnalité.

Mais alors comment réagir quand on se trouve confronté à ces questions déstabilisantes, voire déplacées ? Faut-il répondre, ne pas répondre ? Pour vous aider à y voir plus clair, à préparer un futur entretien d’embauche, ou pour votre culture personnelle, nous vous livrons ici nos conseils, avec l’aide de Maxime, chargé de recrutement au sein de la Communauté Batka [1].

Questions « interdites » en entretien de recrutement … Qu’en dit la loi ?

D’un point de vue légal, les questions qui sortent du cadre professionnel sont proscrites des entretiens de recrutement. Toutefois le Code du travail n’énonce aucune question « interdite », il punit seulement la discrimination à l’embauche.

L’article L.1221-6 du Code du travail le stipule très clairement : « Les informations demandées au candidat à un emploi, sous quelque forme que ce soit, ne peuvent avoir comme finalité que d’apprécier sa capacité à occuper l’emploi proposé ou ses aptitudes professionnelles. Ces informations doivent présenter un lien direct et nécessaire avec l’emploi proposé ou avec l’évaluation des aptitudes professionnelles. Le candidat est tenu de répondre de bonne foi à ces demandes d’informations. »

Mais alors … comment réagir aux questions « déplacées » posées en entretien de recrutement ?

Comme il n’existe pas de question formellement interdite en entretien, il n’y a pas de réaction type face à une question qui sort du cadre du travail.

Aussi, avant de réagir à une question que vous jugez déplacée (cette appréciation est bien sûre subjective et varie selon les personnes) , prenez le temps de la réflexion. Il est important de ne pas répondre trop rapidement, au risque de faire une croix sur le poste convoité.

Quel que soit le cas de figure, il est important de paraître à la fois honnête, crédible, rassurant et maître de soi aux yeux du recruteur. Comme l’explique Maxime, recruteur : « Il ne faut pas oublier que ces questions permettent de voir la réaction du candidat face à l’imprévu, ainsi qu’une image de son sang-froid et de sa répartie. » De plus, il est aussi important de garder en tête qu’il se peut aussi que le recruteur apprécie tout simplement la tournure que prend l’entretien et souhaite pousser un peu la discussion par pur plaisir, pour en apprendre plus, d’un point de vue humain, sur la personne qui se trouve en face de lui.

Pas de panique donc. Plusieurs options s’offrent à vous, parmi lesquelles :

 

1. Refuser de répondre

Un parti pris arrêté et catégorique. Le risque est de ne pas être retenu pour le poste, néanmoins cette réaction n’est pas rédhibitoire…

questions-déplacées-posées-en-entretien-de-recrutement-comment-répondreLe point de vue de Maxime : « Si un recruteur pose une question « déplacée » de manière volontaire, provocatrice, il ne s’intéressera pas à la réponse en elle-même mais plutôt aux indications qu’elle soulève (réactions, personnalité, qui s’en dégage, etc.). À l’inverse, si un recruteur pose ce genre de questions sans idée derrière la tête, qu’il la pose fréquemment et estime son questionnement « normal », là, il se peut qu’il se braque. D’autant plus, si la réponse ne lui convient pas. Ce qui est moins bon pour le candidat.  »

À noter que, dans certains cas, ce genre de questions est uniquement posé pour tester le répondant d’un candidat et sa capacité à dire … non ! C’est notamment le cas pour des postes stratégiques.

Ne pas répondre est donc une possibilité à prendre en compte.

 

2. Être pragmatique / Détourner la question

Une question vous déplaît, vous avez le choix d’y répondre quand même … mais en la détournant ! C’est-à-dire, passer rapidement sur l’aspect personnel que la question sous-tend pour développer les aspects professionnels qu’elle soulève. Vous tirez ainsi parti de la question pour rassurer le recruteur sur vos capacités et votre motivation dans le cadre du travail.

Exemples :

À la question « Combien avez-vous d’enfants ? » et à celle qui risque d’en découler « Pensez-vous pouvoir conjuguer vie de famille et vie professionnelle ? » vous pouvez répondre : « J’ai 3 enfants et j’ai un excellent système de garde qui me permet d’être opérationnelle et d’arriver à l’heure. Ma situation personnelle n’entrave pas ma capacité à occuper cet emploi. Je dirai même plus que je suis de ce fait une personne organisée qui sait gérer ses priorités. »

Dans le même genre, si on vous pose une question du type : « Est-ce que cela dérangera votre conjoint si vous devez beaucoup voyager ? » vous pouvez apporter une réponse du type : « Je mets un point d’honneur à séparer ma vie privée de ma vie professionnelle. ». Simple et efficace.

 

3. Être psychologue / Retourner la question

Si vous jaugez qu’une réponse posée est déplacée, et ne mérite pas de réponse, pourquoi ne pas l’expliquer au recruteur en lui retournant (sans crispation) la question ?

Interrogez-le sur le bien-fondé de la question et son rapport avec le poste convoité. Il y a fort à parier que le recruteur retirera de lui-même la question s’il le faut. Ou appréciera votre capacité de réflexion et d’analyse.

Exemples :

Si on vous demande : « Comptez-vous vos marier ? ». Ou, dans un autre genre : « Êtes-vous locataire ou propriétaire ? », vous êtes en droit de répondre : « Est-ce important pour ce travail ? ».

Pour aller plus loin, et mettre en avant votre capacité d’introspection et de réflexion, vous pouvez aussi répondre : « C’est une question intéressante. On ne me l’avait jamais posée en entretien… Je ne suis pas sûr(e) de comprendre en quoi cette question concerne le poste dont nous parlons. Pouvez-vous m’expliquer en quoi elle est liée au poste ? ». Dans tous les cas gardez le sourire et ne paraissez pas offusqué.

Une bonne alternative, constructive.

 

4. Répondre … avec humour !

Face à une question imprévue et déroutante, une réponse teintée d’humour peut aussi être appréciée du recruteur puisque cela atteste d’un second degré et sang-froid évidents.

Exemple : à la question « Êtes-vous en bonne santé ? » vous pouvez répondre : « Je me sens très bien merci. Mais je serai ravie que vous m’aidiez à décrypter ma prochaine analyse de sang. »

Le point de vue de Maxime, chargé de recrutement : « Répondre avec humour est souvent apprécié des recruteurs. Le non-verbal occupe aussi une place de choix : esquisser un petit sourire au moment de la question montre que le candidat sait très bien où le recruteur veut l’emmener. Ce qui peut être positif. Mais il faut éviter de répondre au premier degré, cela risque au contraire de déstabiliser le recruteur. »

 

 

En conclusion, face à des questions « déplacées », ou  jugées trop personnelles, il n’y a pas de bonne ou de mauvaise réponse. La majorité du temps, lorsque des recruteurs posent des questions « déplacées », ils s’intéressent moins aux réponses qu’aux réactions et cheminements de pensée des candidats. 

Toutefois il est important de garder en tête que ces questions formulées en entretien de recrutement ne sont pas anodines et sont, pour la plupart, révélatrices de l’entreprise, d’un mode de management et d’un environnement de travail spécifiques. Aussi, à l’issue de l’entretien, nous ne saurions que vous conseiller d’analyser et de mettre en perspective les questions posées. Et surtout de vous interroger : « Ai-je vraiment envie d’intégrer l’entreprise? ».

 

[1] La communauté d’entreprises RH Batka regroupe les entreprises Keyman, Keylink, Keycoopt, QuinteSens, Kohérence, Trajectoire Compétence et Keytech. Par le biais de valeurs communes que sont l’exigence, la bienveillance, l’engagement et l’enthousiasme, elle permet à ses clients, candidats et collaborateurs de détecter et développer leurs talents. Pour offrir les meilleurs services et conseils RH sous un même toit, à la juste valeur perçue.

 

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