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Rémunération trop basse : adieu, candidats ?

Par Benjamin Van Hyfte • Le 17.01.2018 • Catégorie : Actualité RH

La rémunération : première cause de refus chez les candidats« 30% des refus de la part des candidats viennent du salaire ! ». Selon une étude menée par le cabinet de recrutement Robert Half France, une proposition de rémunération trop basse est la première cause de refus chez les candidats.

Alors que la prétention salariale du candidat est une information essentielle, le sujet est parfois abordé en toute fin du processus d’embauche… or, les entreprises ont tout intérêt à clarifier les choses dès le départ, afin d’éviter une perte de temps, et d’argent.

L’employeur doit-il, pour autant, se conformer systématiquement à la rémunération pratiquée sur le marché ? Pas forcément… Mais il doit acter, en amont, la fourchette de rémunération envisageable pour le poste, et ne pas attendre la fin du recrutement pour parler salaire.

La rémunération : un critère à ne pas négliger

Un malentendu qui peut coûter cher

Le salaire : un sujet tabouLe salaire : un sujet tabou ? En tout cas, les entreprises minimisent peut-être son importance pour le recrutement. Bien sûr, si le candidat n’est motivé que par l’argent, mieux vaut ne pas aller plus loin. Mais il est illusoire de penser que le salaire ne pèse pas dans la décision. Faire une proposition en-dessous du marché est une chose… Mais proposer un salaire inférieur à celui que le candidat touchait dans son entreprise précédente est problématique, surtout si la personne n’est pas en recherche active.

Nous avons pu l’observer chez Keycoopt. Les candidats cooptés sont parfois encore en poste, mais ouverts aux opportunités. Ils attendent tout de même un salaire au minimum égal à celui de leur poste actuel. Le candidat prend un risque en changeant d’entreprise : il attend donc une rémunération attractive en « compensation » de ce risque.

Qu’il soit en recherche active ou non, le candidat n’appréciera pas de découvrir, après 3 ou 4 entretiens, que la rémunération est largement inférieure à son salaire précédent. Ce malentendu peut coûter cher à l’entreprise. D’une part, un recrutement raté pour un profil cadre coûte cher. D’autre part, cela peut nuire à la réputation de l’entreprise. Un processus d’embauche qui manque de transparence, et qui débouche sur une proposition décevante, donnera une mauvaise impression au candidat.

Clarifier les choses en amont

Pour éviter les mauvaises surprises, le mieux est d’acter la rémunération dès le départ. En fixant une fourchette haute et une fourchette basse. Et en définissant le niveau de rémunération que l’on ne pourra pas dépasser.

Dans les entreprises de grande taille se pose donc la question du décisionnaire. Il arrive que le recruteur et l’opérationnel se renvoient la balle, et entretiennent un flou autour du salaire. Le recruteur disant que la prétention salariale du candidat est un peu haute, mais que ce sujet sera vu plus tard avec le manager. Et réciproquement… Contre ce flou, préférer, donc, une décision claire, et évoquer le sujet avec le candidat sans attendre la fin du processus d’embauche.

Se projeter avec un candidat parfait pour le poste, mais qui attend une rémunération trop haute, ne peut conduire qu’à une déception. Le risque étant de ne pas retrouver un profil aussi compatible une fois la recherche relancée, et de recruter « par défaut ».

Les cadres vers le plein-emploi

Les cadres vers le plein-emploiLa question se pose d’autant plus alors que le marché de l’emploi cadre est tendu. Les candidats ont, la plupart du temps, d’autres propositions d’embauche. Les chiffres présentés par l’APEC en 2017 confirment une tendance très positive : le recrutement des cadres a augmenté de 5% par rapport à 2016, et d’un tiers en quatre ans. Avec un taux de chômage de 3,5 %, les cadres sont donc au plein-emploi. Selon le directeur général de l’APEC, Jean-Marie Marx, « nous sommes à des niveaux jamais atteints, et cela va se poursuivre ». Sur la question du salaire, les candidats sont donc, en ce moment, en position de force, et les recruteurs doivent tenir compte de cette situation.

Dans ces discussions autour de la rémunération, il est bon d’avoir une vision claire de la situation actuelle du marché de l’emploi et de l’état d’esprit des candidats. Adopter une prise de décision rapide et proposer une rémunération en adéquation avec le marché augmentent les chances de recruter le bon candidat, dans un contexte de marché tendu.

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