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Un slasheur, sachant slasher … un nouveau mode d’Emploi ?

Par Maya Mbodji • Le 04.02.2020 • Catégorie : Actualité RH

Vous êtes passionné de musique, mais on vous a toujours dit qu’il était difficile d’en vivre ? Vous adorez le jardinage, mais il vous semble plus sûr de travailler en tant que comptable ? Pourquoi forcément choisir ? C’est ce que se sont dit plus 4.5 millions de français (de 18 à 65 ans) qui sont devenus slasheurs en 2016 [1].

1/ Un slasheur est un …

  • Actif ayant plusieurs emplois (freelance/salarié à mi-temps) parfois complémentaires l’un de l’autre ou alors totalement différents, ex : chargé de projet immobilier/DJ, photographe/directeur artistique, etc.
  • Actif de moins de 30 ans pour 39% d’entre eux [2], mais également un actif de plus de 60 ans pour 19% d’entre eux.
  • Atypique, car il n’y a pas de profil type de slasheur, mais plutôt des aspirations communes d’exercer un deuxième métier et allier ainsi passion/équilibre financier.
  • Pluriactif par choix pour 70% des slasheurs. Mais aussi par nécessité de s’apporter une sécurité et stabilité financière ou encore un complément de salaire.
  • Bac+3 et Bac+5 pour (respectivement) 27% et 24% d’entre eux [2]

Les personnes cumulant plusieurs emplois, ce n’est pas nouveau ! Toutefois, la « tendance » slashing apporte quelque chose de nouveau : la revendication claire et affichée de cette polyvalence.

Le terme slasheur vient également de cette visibilité (le slash entre deux métiers sur les profils linkedIn). Que ce soit une réalité exercée ou une volonté de montrer aux futurs employeurs l’étendue de ses compétences, le nombre de profil de slasheurs sur les réseaux professionnels ne cesse d’augmenter.

Selon Marielle BARBE (référente dans l’univers du slash), auteure de « Profession Slasheur, cumuler les jobs, un métier d’avenir », le slashing est une alternative à la fameuse « vocation », cette obligation de choisir sa voie et d’avoir un parcours linéaire.

2/ Pourquoi slasher ?

Toujours selon Marielle BARBE, il y a autant de raisons de slasher que de slasheurs : être autonome, avoir envie de tester, se reconvertir, développer sa passion, gagner plus d’argent … Toutefois ce slash provient souvent d’une envie d’épanouissement personnel et d’un refus de la routine professionnelle… Mais également par quête de sens et d’ouverture aux possibilités qui s’offrent à nous.

Les avantages pour le slasheur

  • Nourrir sa curiosité intellectuelle
  • Développer son goût d’apprendre
  • Enrichir son audace et son agilité
  • Exacerber sa polyvalence
  • Optimiser sa capacité à pallier l’imprévu

Que faut- il pour être slasheur ?

Avoir envie évidemment mais également avoir un grand sens de l’organisation, de la rigueur. En effet cumuler plusieurs métiers nécessite de poser son cadre de vie pour éviter le risque d’éparpillement, de procrastination, et de se fatiguer physiquement et intellectuellement.

Être slasheur n’est pas forcément fait pour tout le monde, c’est pour cela que Marielle BARBE conseille au futur slasheur de « bien définir quelle est la raison, le fil rouge et le sens de ses slashs »… Cela permet de trouver son point d’ancrage et de construire de manière sereine son épanouissement en tant que slasheur !

3/ Comment slasher sans risque ?

Les slasheurs sont perçus par les recruteurs comme des profils atypiques, de par la nature de leur mode de vie et de leur épanouissement professionnel (provenant de cette pluralité d’emplois, cette autonomie et cette flexibilité). Slasher n’exclue pas la recherche d’emploi ou de mission. Il faut donc que le slasheur soit bien conscient des « peurs » des entreprises et des recruteurs face aux profils pluriactifs.

En effet, voici 3 freins identifiés lors d’une enquête de Cadremploi auprès de recruteurs [3] :

  • Pour une entreprise qui recherche des profils se projetant sur le long terme avec elle, les profils slasheur peuvent paraître instables.
  • Il peut y avoir une inadéquation entre la volonté de flexibilité du slasheur et les entreprises au déroulement de carrière dit « classique »
  • Une méfiance de certains recruteurs qui voient plutôt le slash comme de l’opportunisme et non comme une réelle envie de développement pluridisciplinaire de la part des slasheurs.

Pour slasher sereinement, que faut-il faire ?

Si vous choisissez de devenir slasheur, plusieurs conseils peuvent vous aider pour « contrer » les freins potentiels des recruteurs ou entreprises. [4]

  1. Avant de devenir slasheur : identifiez votre moteur, votre raison d’être… Apprenez à vous connaître. Cela vous permettra d’établir les bases de vos slashs (ce que vous avez envie de faire, ce qui vous épanouit etc.)
  2. Soyez fiers de votre profil multiple : être slasheur, c’est avoir plusieurs cordes à son arc… dans une logique qui vous appartient. A vous de la déterminer et de lui donner un sens pour l’expliquer clairement et efficacement à vos interlocuteurs.
  3. Restez cohérent dans votre choix. On en revient à ce fameux fil rouge déterminant vos slashs… Si une mission n’est pas en accord avec vos choix, vos souhaits ou vos envies… Ne vous engagez pas ! Cela préservera d’une part votre « leitmotiv » et d’autre part montrera que vous êtes constant et logique tout en restant multiple.
  4. Adaptez votre CV en toute honnêteté pour retranscrire votre slashing de manière claire et compréhensible. Sans dissimuler votre histoire, vos engagements… votre parcours de slasheur, permettez à vos interlocuteurs de comprendre facilement votre CV (organisé en thématique ou par compétence ou autre…)
  5. Restez confiant… Être slasheur, c’est aussi croire aux parcours professionnels multiples, aux reconversions, aux essais, aux rebonds après échecs !

Le slashing, “nouveau mode “ de travail, se démocratise et s’officialise. Bien qu’il ne convienne pas à tout le monde, il permet à ceux qui s’y consacrent d’allier passion/carrière mais aussi diversité (et indépendance dans certains cas). Par obligation ou par ouverture d’esprit, de plus en plus d’entreprises s’ouvrent au profil de slasheurs. Certains secteurs ne s’y prêtent pas encore très bien (ex : Banque, Assurance et Industrie). Cependant, quand 50% des jeunes de la génération Z estiment que le CDI va disparaître au profit du CDD et du freelancing [5], les entreprises envisagent de plus en plus cette flexibilité.

[1] selon une étude du salon SME en 2016

[2] étude réalisée par OpinionWay sur un échantillon de 2253 salariés, travaillant dans une entreprise privée ou publique. Cet échantillon a été extrait d’un échantillon représentatif de salariés français.

[3] étude réalisée en 2018

[4] Selon Marielle BARBE, auteure de « Profession Slasheur, cumuler les jobs, un métier d’avenir »

[5] selon une étude de Mazars « La Génération Z et les nouvelles formes de travail » entre décembre 2018 et janvier 2019

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