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C’est notre métier – Ronan Limon Duparcmeur et Sylvain Abélard, « Tech lead »

Par Charlotte Roussel • Le 25.09.2018 • Catégorie : Actualité RH

 

Tech_lead_Ronan_Sylvain

 

Ronan Limon Duparcmeur travaille chez Keycoopt et Sylvain Abélard chez FAVEOD (outil de création d’applications logicielles à forte valeur ajoutée). Leur point commun ? Ils sont tous les deux « Tech lead » et ont accepté de nous parler de leur métier. 😊

 

1. Bonjour Ronan et Sylvain, le métier de « Tech lead » est encore peu connu en France, pouvez-vous expliquer rapidement en quoi il consiste ?

Ronan : « Concrètement, mon métier consiste à faire en sorte que les décideurs soient en mesure de prendre les meilleures décisions et que les équipes fassent leur travail du mieux possible. Je fais le lien entre la technique et les humains. »

 

Sylvain : « C’est vrai que c’est un métier émergent. D’une manière générale, dès qu’on travaille en équipe, il y a toujours une personne de référence vers qui se tourner. Concernant mon poste, il porte une étiquette différente selon la taille de l’entreprise : senior, lead developer, Chief Technical Officier (CTO) … Quand on veut grandir pour avoir plus d’impact, on demande au lead tech, contact privilégié au sein de l’équipe, qui est garant des projets technologiques qu’on lui confie, de rendre l’ensemble de son équipe aussi forte que lui. Mon crédo c’est « il faut que ça marche ! ». Comme pour toute fonction d’encadrement, je ne suis pas jugé sur ma production, mais sur celle de toute mon équipe ! »

2. Depuis combien de temps exercez-vous le métier de « Tech lead » ? Quel est votre quotidien, vos missions et objectifs ?

Ronan : « Cela fait maintenant 7 ans que je suis « Tech lead ». Au quotidien, mes missions se répartissent en 3 volets : technique, stratégique et managérial. Je contribue tout d’abord à l’écriture du code et à sa relecture, avec toujours en tête une optique de transmission du savoir. À la fois la transmission de l’histoire de l’entreprise/de son contexte mais aussi la transmission d’une expertise métier.

Mon rôle est aussi de conseiller et d’apporter une expertise aux décideurs. Pour qu’ils aient toutes les cartes en main pour prendre une décision/nouvelle orientation. C’est par exemple à moi qu’incombent les choix technologiques (quel logiciel choisir ?, etc.). Lié à cela, j’accompagne au quotidien mon équipe, contribue à son organisation, à une bonne répartition du travail. Je l’aide aussi à progresser (via l’organisation de formations par exemple).

Concrètement, mes objectifs sont de veiller au bien-être et à l’efficacité de mon équipe et de fixer un bon cap, ce qui induit d’effectuer un bon choix technologique. Pour que les résultats soient à la hauteur des attentes. Si quelque chose ne fonctionne pas c’est à moi d’en assumer la pleine responsabilité. »

 

Sylvain : « Je suis « Tech lead » depuis 10 ans. Je travaille dans la même entreprise (FAVEOD) depuis l’obtention de mon diplôme et encadre depuis 4 ans une équipe, qui grandit au fil du temps (au début nous étions 2, nous sommes maintenant 8). Je n’ai pas vraiment de quotidien. Mon objectif est que chacun réussisse sa mission.

Nous faisons un outil qui va produire automatiquement des applications, alors il faut expliquer aux parties prenantes comment le faire au mieux. Mais aussi résoudre les problèmes identifiés, et anticiper ceux à venir. Ce que je fais en m’appuyant sur mon expertise, ma vision, mon expérience et ma technologie. Pour savoir quelles problématiques sont prioritaires, nous effectuons de la « gestion de risque » : nous prenons les plus graves (bloquantes) ou les plus fréquentes, avant les plus rares et celles que l’on peut contourner. »

3. Quelles études avez-vous effectué et quel a été votre parcours personnel pour devenir « Tech lead » ? Quels postes occupiez-vous auparavant ?

Ronan : « Je n’ai pas vraiment un parcours typique dans la mesure où je n’ai pas de diplôme en lien avec le poste que j’occupe actuellement. Après un Bac Economie, j’ai rapidement commencé à m’intéresser au développement dans les années 90. Suite à cela, j’ai eu de la chance et beaucoup d’opportunités : j’ai commencé par faire un stage en tant que développeur, avant de travailler en freelance puis d’intégrer différentes entreprises en tant que développeur. J’ai ensuite eu l’opportunité de rejoindre Keycoopt et de participer à cette belle aventure. »

 

Sylvain : « Je suis diplômé de l’école d’ingénieur EPITA. Comme Ronan, j’ai dès le départ été intéressé par l’informatique. Ce qui me plaisait c’était le code mais mon école m’a aussi rapidement sensibilisé à l’importance du management. Aussi, après les traditionnels stages en entreprise en tant que développeur, je suis progressivement monté en compétences et puis j’ai intégré mon entreprise actuelle. J’ai aussi grandi avec elle puisque mon équipe se développe progressivement. »

4. Si je vous dis que le métier de « Tech Lead » est parfait pour ceux qui aiment à la fois la technique, la stratégie et le management est-ce que vous confirmez ? De votre côté, qu’est-ce vous plaît et vous motive dans ce métier ?

Ronan : « C’est exactement ça ! La seule nuance que j’apporterai c’est par rapport au terme de « management » qui peut être rapidement connoté. Dans mon métier, être manager signifie selon moi accompagner, coacher, soutenir, responsabiliser et aider à progresser.

Par rapport à ce qui me plaît dans mon métier, je dirai tout d’abord que je m’amuse tout simplement parce que j’adore coder ! Mon poste est aussi valorisant et gratifiant parce qu’il permet d’aider les gens et a tout de même une importance stratégique. »

 

Sylvain : « Oui c’est beaucoup ça. Selon moi, pour être performant, il faut apprendre à maîtriser ces 3 strates et se former en continu. La technique ne cesse d’évoluer, aussi il faut suivre le rythme !

Ce que j’aime c’est travailler sur des sujets « modernes » et avoir cette chance, d’avoir un impact. C’est toujours une grande satisfaction de détecter une problématique, de trouver une solution (ce qui parfois peut prendre du temps) et d’accompagner les parties prenantes jusqu’à ce que cela fonctionne. »

 

5. Quelles sont selon vous les qualités et compétences essentielles pour être un bon « Tech lead » ? Quels conseils donneriez-vous à une personne qui débute dans le secteur ?

Ronan : « Pour moi, ce métier nécessite avant tout de l’intelligence émotionnelle. C’est-à-dire être à l’aise, savoir écouter et comprendre les autres. Pour ce qui est des compétences, il faut à la fois posséder des compétences techniques mais aussi avoir une bonne connaissance du business. Il est aussi important de posséder un bon esprit de synthèse et une capacité à vulgariser. Autre chose, il faut connaître et maîtriser les technologies pour lesquelles tu seras amené à encadrer. Il est aussi nécessaire d’avoir de l’ « hubris » : savoir où on va et avoir l’envie de ne pas rester sur ses acquis mais de voir toujours plus loin.

À quelqu’un qui deviendrait directement « Tech lead » (sans gravir petit à petit les échelons) je lui conseillerai de rester humble. Je trouve que cette citation résume bien les choses : « Avoir des idées fortes mais ne pas les tenir trop fermement ». Il faut aussi alimenter en continu son quotidien de toutes les connaissances dont on peut avoir besoin. »

 

Sylvain : « Je suis d’accord avec Ronan, selon moi, les qualités humaines sont primordiales, notamment l’humilité. Il faut aussi apprendre à bien communiquer et travailler ses bases (développement, cours de langage, etc.) pour être en mesure de les mettre en pratique dans des cas/problématiques plus complexes. »

6. Quelle place occupe le management et la formation dans votre métier ?

Ronan : « Je dirai un tiers de mon temps. »

 

Sylvain : « Je ne pourrai pas donner une proportion exacte. Mais c’est clairement un des éléments les plus importants : il faut toujours apprendre, à la fois plonger dans les détails et avoir du recul, regarder ce que vous faites et ce que les autres font. »

7. À partir de quel moment, de quel stade de développement une entreprise peut-elle avoir besoin d’un « Tech lead » ?

Ronan : « Cela dépend de l’entreprise et de son activité. Selon moi, si un élément technologique est au cœur de l’activité d’une entreprise, un « Tech lead » est nécessaire dès le départ. Si la technologie n’est qu’une fonction de soutien, l’arrivée d’un tel profil plus tardivement ne posera pas de problème. »

Envie d’en apprendre plus sur un autre métier émergent ? Découvrez l’interview de Linda Haddadi, Chief Happiness Officer chez Aventim. Bonne lecture 🙂

 

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